
Ah, les vers de terre! Ces mystérieux inconnus qui vivent par millions sous nos pieds. Vous êtes-vous déjà demandé comment un monsieur lombric arrivait à faire la chose avec une madame lombric? Certains diront qu'ils ne sont pas portés vers le sexe et qu'ils préfèrent se scier en deux pour perpétuer la race, mais c'est faux. Et j'en ai la preuve! Il nous faudra réécrire les livres de biologie, car j'ai découvert la triste vérité. Effectivement, c'était un dimanche et j'étais en train de jouer aux échecs contre une fourmi borgne. Alors que cette dernière venait de me bouffer un cavalier, mon attention fut soudainement portée au loin, vers ce drôle de petit talus de terre.
Intrigué, je me suis approché et j'y ai découvert une petite porte. Je l'ai ouverte et me suis glissé un œil à l'intérieur. Et c'est là que j'ai eu le choc de ma vie. C'était horrible.
Derrière cette porte close, il y avait un bordel à lombrics. Je vous assure que c'est vrai. J'ai tout vu! Au bar, de vieux vers buvaient des verres de bière alors qu'au centre, des mesdames lombrics, probablement mineures, s'émoustillaient devant quelques clients qui sifflaient leurs désirs.
Mais attendez, ce n'est pas tout. Car au fond de la pièce, il y avait même une partouze impliquant une douzaine de vers. C'est d'ailleurs à la suite à mon refus de me joindre à eux qu'on me foutit à la porte sans même me rembourser mon cover charge.
De retour sur terre, il me fallu plusieurs minutes pour comprendre ce que j'avais vu. Complètement déboussolé, je suis voir mon psychologue de campagne: Johnny le merle. Ce dernier, probablement affamé, m'expliqua plutôt les différentes façons d'apprêter les vers de terre.
"Bouilli durant les jours de pluie, il sera tendre et juteux. Cuit au soleil durant les chaudes journées d'été, il sera croustillant à souhait. Mais mon préféré, c'est en sushi, enroulé autour d'un moustique tendre et dodu", me dit-il en salivant.
Bref, cette découverte me troubla profondément. À un point tel que j'ai décidé d'asphalter mon terrain au grand complet. Tant pis pour eux, ces petits salopards iront faire leurs cochonneries ailleurs!